Aller au contenu

Épargne & retraite

Le plan d'épargne retraite (PER) : déduction, sortie et déblocage anticipé

Le PER combine un avantage fiscal réel à l'entrée et une fiscalité de sortie qui dépend entièrement de la façon dont vous l'avez utilisé. La loi de finances pour 2026 resserre par ailleurs un point resté longtemps ouvert : les versements effectués après 70 ans. Voici la mécanique complète, à jour des nouvelles règles.

4 710 €Plafond de déduction minimal en 2026, sans revenu professionnel
37 680 €Plafond de déduction 2026 pour un salarié
88 911 €Plafond de déduction 2026 pour un travailleur non salarié

Le PER, une enveloppe à trois compartiments

Le plan d'épargne retraite individuel regroupe en réalité trois compartiments distincts : les versements volontaires que vous effectuez vous-même, l'épargne salariale (participation, intéressement, abondement de l'employeur), et les cotisations obligatoires d'un PER catégoriel d'entreprise. Cette distinction n'est pas anecdotique : elle détermine quels fonds peuvent être débloqués avant la retraite, et comment ils sont taxés à la sortie.

L'avantage fiscal à l'entrée : une déduction plafonnée, resserrée en 2026

Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable, dans une limite annuelle calculée sur les revenus professionnels de l'année précédente : 10 % de ces revenus, retenus dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS, fixé à 48 060 € pour 2026). Pour un salarié, ce plafond atteint 37 680 € en 2026 ; pour un travailleur non salarié, le calcul est plus favorable et peut porter le plafond jusqu'à 88 911 €. Sans revenu professionnel, le plafond minimal reste de 4 710 €, soit 10 % du PASS.

Depuis le 1er janvier 2026, les plafonds non utilisés se reportent sur cinq années, contre trois auparavant, ce qui laisse davantage de marge à qui verse de façon irrégulière.

Changement plus structurant, entré en vigueur à la même date : un versement volontaire effectué à partir du 70e anniversaire du titulaire n'ouvre plus aucun droit à déduction. Cette règle ne s'applique qu'au PER : un ancien PERP non transféré n'est pas concerné.

La sortie : tout dépend de ce qui a été déduit à l'entrée

À la retraite, la fiscalité de la sortie, en capital ou en rente, dépend entièrement du traitement fiscal choisi à l'entrée, versement par versement.

  • Versements déduits à l'entrée : le capital correspondant est imposé au barème progressif de l'impôt sur le revenu, dans la catégorie des pensions, sans abattement de 10 %. Les gains générés sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, ce taux ayant été relevé par la même loi de finances pour 2026).
  • Versements non déduits à l'entrée : le capital correspondant est restitué sans aucune imposition. Seuls les gains restent soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, ou sur option au barème progressif.

Le déblocage anticipé : six cas, une seule vraie sortie avant la retraite

Le PER reste par principe bloqué jusqu'à la retraite. La loi PACTE de 2019 prévoit six exceptions, dont cinq concernent des accidents de la vie et une l'acquisition de la résidence principale.

  • Les cinq accidents de la vie (décès du conjoint ou du partenaire de PACS, invalidité, expiration des droits au chômage, surendettement, cessation d'activité non salariée à la suite d'une liquidation judiciaire) : le capital débloqué est totalement exonéré d'impôt sur le revenu, seuls les gains restant soumis aux prélèvements sociaux et, selon les cas, au prélèvement forfaitaire.
  • L'achat de la résidence principale : seuls les compartiments des versements volontaires et de l'épargne salariale peuvent être débloqués, le compartiment des cotisations obligatoires restant indisponible. Contrairement aux accidents de la vie, cette sortie reste fiscalisée : les versements déduits à l'entrée sont réintégrés dans le revenu imposable de l'année du déblocage, et les gains restent soumis au prélèvement forfaitaire unique.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus souvent.

Il dépend de votre statut : 37 680 € pour un salarié (10 % des revenus professionnels de 2025, retenus dans la limite de 8 fois le PASS), jusqu'à 88 911 € pour un travailleur non salarié, et 4 710 € en l'absence de revenu professionnel. Les plafonds non utilisés se reportent désormais sur 5 ans.

Sources & avertissement

Information générale à jour au 24 juillet 2026. Ce contenu présente des mécanismes fiscaux à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. La fiscalité évolue à chaque loi de finances et son application dépend de votre situation. Pour un chiffrage adapté à votre cas, réalisez votre Audit Flash offert.

  • Article 163 quatervicies du Code général des impôts, version consolidée en vigueur (Légifrance)
  • Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 9 (fin de la déductibilité des versements PER après 70 ans, report du plafond porté à 5 ans)
  • Article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 (hausse à 18,6 % des prélèvements sociaux sur les gains de sortie en capital d'un PER)
  • Loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises (loi PACTE), cas de déblocage anticipé du PER
  • Arrêté du 22 décembre 2025 fixant le plafond annuel de la Sécurité sociale pour 2026 (48 060 €)

Audit Flash offert

Chiffrez l'impact réel de cette situation sur votre patrimoine

Sans engagement, sans carte bancaire. Un premier diagnostic chiffré, adapté à votre cas.

Votre Audit Flash offert →